Ce que disent … les Pros

Sans dons, pas de greffes possibles.

Qui peut donner ? Que donne-t-on exactement ? Où se renseigner ?

Toutes vos questions peuvent trouver des réponses, auprés de notre partenaire :

l’Agence de la biomédecine.

Agence publique nationale de l’Etat œuvrant dans les domaines du prélèvement et de la greffe d’organes, l’Agence de la biomédecine est le seul organisme assurant la gestion des listes d’attente, la coordination nationale des prélèvements et la répartition des organes.
Toute l’information que Maryse ! Pour La Vie diffuse provient de l’Agence de la biomédecine avec qui elle collabore étroitement pour les conférences et interventions en milieu professionnel. Pour d’avantage d’information, vous pouvez télécharger la brochure « Question de conscience » éditée par l’Agence de la biomédecine ou vous rendre sur leur site : http://www.dondorganes.fr.

QUIZZ DON D’ORGANES

1 – Nous sommes tous des donneurs présumés.

VRAI

Selon la loi, seuls ceux qui refusent d’être donneur après leur mort doivent s’inscrire sur la liste du registre national des refus (sur internet). Touts ceux qui n’y figurent pas sont potentiellement donneurs. Je dois donc me positionner de mon vivant pour que mon choix soit respecté.

 

2 – C’est ma famille qui exprime mon engagement au corps médical.

VRAI

Même si je suis en possession d’une carte de donneur, si je décède dans les conditions d’un prélèvement, il sera demandé quel était mon positionnement à mon entourage.
Si je n’y ai pas réfléchi et n’ai pas dit ma décision à ma famille, ils ne pourront pas exprimer mon choix. L’important pour être donneur est donc d’en parler à mes proches.

 

3 – Il y a une limite d’âge pour donner ses organes.

FAUX

C’est l’état physique du donneur qui compte. Jeune ou âgé, il n’existe pas de contre-indication de principe au don d’organes et de tissus. Tout le monde peut être donneur.
En 2013, 3,5 % des donneurs avaient 17 ans ou moins, 29,8 % de 18 à 49 ans, 29,2 % de 50 à 64 ans et 37,5 % plus de 65 ans. 

 

4 – Je suis malade, je peux être donneur.

VRAI

Ce qui est pris en compte est l’état de chaque organe. Il n’y a pas de conditions de santé à remplir pour donner. Le prélèvement peut être envisagé même sur certains donneurs sous traitement médical. Les médecins sont seuls juges, au cas par cas, de la faisabilité du prélèvement.

 

5 – Il peut subsister un doute que je sois bien mort au moment du prélèvement.

FAUX

Le prélèvement d’organes n’est réalisé qu’une fois que la mort est dûment constatée et que le constat de décès est signé. La destruction irréversible de l’encéphale qui détermine la mort encéphalique est attestée par plusieurs examens précis confirmant ce diagnostic. Il ne peut subsister aucun doute.

 

6 – Après le prélèvement, mon corps sera mutilé.

FAUX

Le prélèvement est un acte chirurgical effectué au bloc opératoire, dans les mêmes conditions et avec le même soin que pour une personne en vie. Les incisions sont refermées par des points et recouvertes par des pansements. Si les cornées (fines membranes à la surface des yeux) sont prélevées, elles sont remplacées par des lentilles transparentes.
Après l’opération, le corps est habillé et rendu à la famille, qui peut réaliser les obsèques qu’elle souhaite. Aucune cicatrice n’est apparente, aucun frais n’est demandé.

 

7 – Si je donne un organe, ma famille ne saura jamais à qui il a été greffé.

VRAI

Le don est anonyme. Cette règle fondamentale de l’anonymat entre donneur et receveur est inscrite dans la loi. Par contre, ma famille pourra savoir si les greffes réalisées à partir de mes organes ont réussi.

 

8 – Un donneur ne peut donner qu’un seul organe à prélever.

FAUX

A partir du corps d’un même individu on peut prélever jusqu’à 4 organes différents. Donc sauver minimum 4 vies.

 

9 – On peut me prélever n’importe quel organe du corps.

FAUX

Les organes à prélever sont : les reins, le coeur, le foie, le pancréas, les poumons et le gros intestin. La cornée fait partie des tissus…

 

10 – Je peux donner de mon vivant.

VRAI

En France, le don du vivant se pratique principalement pour le rein. Ce don est très encadré et il concerne les membres de sa propre famille ou de ses proches.

 

11 – Il y a des religions qui se positionnent contre le Don d’organes

FAUX

Les représentants des grandes religions monothéistes – christianisme, judaïsme et islam – se sont prononcés en faveur du don d’organes. La vie humaine est pour eux primordiale et l’on ne doit pas s’opposer à ce qui peut la sauver.

 

12 – Le don d’organes souffre de pénurie.

VRAI

Le prélèvement d’organes n’est possible que dans des circonstances rares. Les donneurs sont des personnes décédées à l’hôpital après un traumatisme crânien, un accident vasculaire cérébral ou parfois après un arrêt cardiaque. Cela concerne moins de 1 % des personnes qui décèdent à l’hôpital et près de 92 % des greffes sont réalisées en France grâce à un donneur décédé.

Par ailleurs, un prélèvement possible sur trois est refusé par la famille qui ignore ce que le défunt aurait souhaité et qu’elle préfère donc dire qu’il était opposé au don par précaution.

 

Si votre intention est de devenir donneur, une seule chose compte : En parler à vos proches car pour sauver des vies, il faut l’avoir dit.